The Behemoth Deal

•January 20, 2009 • Leave a Comment

- “What would you be able to do to belong, my sweat little Heart ?
- I could sell my soul. I can’t stand anymore the dark eating my bones.
- You’re a crazy little thing, you know ? I take your soul.
- Ok.

Eat it.
I don’t nead it anymore.
I’ll dance with demons all night long.
I’ll never be cold again.”

Faire souche I

•December 5, 2008 • Leave a Comment

Grandir avec les fantômes, ce n’est pas très facile.

Surtout quand ils sont parfaits.

ghost2

948, suite

•October 16, 2008 • Leave a Comment

La main

Sur

La nuque.

Banalité du mal.

Charlie & Alex II

•October 2, 2008 • Leave a Comment

Charlie dit : « Les gens qu’on attend ne sont jamais ceux qui viennent ».

Alex répond : « Les mots qui viennent ne sont jamais ceux qu’on attend ».

Et Charlie : « Les fillettes du XVIIème portent des ballerines vernies en hiver ».

Et Alex : « Il suffit que tu caches tes yeux avec tes mains pour qu’ils ne te voient plus ».

Le trou

•September 24, 2008 • Leave a Comment

Alors parfois, il se retourne sur sa vie et se dit : je l’ai bien remplie, j’ai travaillé chaque minute.

Parfois aussi, il se plante devant le miroir et sonde son propre regard, longtemps. C’est là qu’il le sent, très précisément, le trou caché dans sa poitrine.

Souvent encore, il se réveille précisément à quatre heures du matin et s’accroche de toutes ses forces aux barreaux de son lit : c’est le trou qui l’aspire.

Faire souche II

•September 23, 2008 • Leave a Comment

carte1

Que reste-t-il devant quand on a tout brûlé derrière ?

L’océan de fleurs noires.

Aurélien

•September 13, 2008 • Leave a Comment

Quand il marche seul dans la rue Aurélien sent les yeux des autres sur sa nuque.

Le dimanche matin, quand il cherche une épicerie ouverte et finit par atterrir au marché. Les soirs d’invitation, quand très tard il sort de l’immeuble des invitants pour rentrer chez lui, titubant. C’est là que ça se passe. Que les yeux des autres se posent sur sa nuque. Comme une braise échappée du feu qui viendrait se poser juste là, sur sa peau.

Brûlante.

Alors il pourrait marcher en baissant la tête et accélérer le pas. Et puis quoi ? Aurélien est beau. Aurélien est drôle. Un type chic, comme les chics filles rêvent d’en rencontrer. Ses amis lui en présentent, des chics filles. Et puis quoi ?

Les soirs d’invitation Aurélien sort seul de l’immeuble des invitants. Ça lui suffit. Il marche et la chaleur des pavés de Paris l’entoure et l’encombre, les pavés qui résonnent des pas des autres et des pas d’hier. Il marche et caresse les pierres de Paris, les pierres qui respirent l’odeur des autres et des gens d’autrefois, les odeurs qui l’entourent et l’encombrent.

Ça lui suffit alors il ne baisse pas la tête et n’accélère pas le pas.

Aurélien est un chic type qui marche seul le dimanche matin pour trouver une épicerie ouverte et respirer les pierres. Et puis quoi ?
Il s’est fait aux braises.

Le vampire

•September 13, 2008 • Leave a Comment

Le vampire chaque nuit
Se réveille
Sa peau glacée
Comme la tombe
Ses veines figées
Comme la pierre

Il a faim.

Le vampire chaque nuit
Se glisse
Sous les draps
Tâte les veines
Palpe les corps
Frémissants

Il a faim.

Le vampire chaque nuit
Boit le sang
Des autres
Salit les draps
Caresse sa gorge
De vampire

Il a faim.

La femme du bus

•September 12, 2008 • Leave a Comment

La femme assise dans le bus coince ses jambes sous le siège et lit un contrat de travail.

Elle porte une bague dorée, deux boucles d’oreille argentées et elle sert les lèvres.

Les deux pages du contrat de travail sont froissées et ne sont pas agrafées bien en face.

Les hommes du métro

•September 9, 2008 • Leave a Comment

Le matin les hommes du métro sentent trop fort le parfum de pacotille.

Ils sentent fort le parfum de pacotille mais ils ont gardé l’haleine du réveil.

Ils ne comprennent pas pourquoi les femmes grimacent quand ils soupirent.