
La lumière
Eclaire
Les terres
Oubliées
La beauté
Contamine
Les marges
Désaffectées


La lumière
Eclaire
Les terres
Oubliées
La beauté
Contamine
Les marges
Désaffectées
A l’ombre
Des pierres
Naît
Le génie
Ses mains
Colorent
De nacre
Les peaux blessées

Les fantômes
Eux-mêmes
Retiennent leur souffle
Pour contempler
Le noir
L’abysse
Cesse
Quelques instants
De grignoter
Les murs
Alors parfois, elle s’arrête au métro d’Aurélien,
Elle marche dans la rue d’Aurélien,
Et elle se sent bien
Comme si les pavés, le trottoir, les vitrines
Lui soufflaient la chaleur
Du corps
D’Aurélien.
Mais elle sait que ça ne dure pas, qu’au bout de la rue,
Elle sera de nouveau le panier d’osier déglingué,
Le petit panier rempli de sable
Et qui ne peut rien
Contre le sable
Qui s’écoule doucement
Par tous ses trous.
1.
La vérité
Des corps nus
Est crue
Ceux qui la voient
Jouent
Au pendu
2.
La bêtise
Grignote
Les têtes de nœud
La conscience
Du monde
Se fait rare.
3.
Nourriture
Alcool
Abondent
Ventre
Cuisses
Gonflent.
La souffrance
Creuse
Des sillons
Sur les peaux
Elle brûle
Les espoirs
Les vies
Déjà perdues

All alone
On the long and dusty road
He hits the ground
Dispels the sighs.
You can see
The dark tower
In front of it
Take a breath
You’re still alive.
Il y a les certitudes
Et puis plus rien.
Quand le vent noir
Emporte tout
Il ne reste
Rien.